Stage en Macédoine : un Ours près de la tente…

Que le temps passe vite… Nous voici déjà aux 2/3 de notre aventure macédonienne, et j’ai tellement de choses à vous raconter ! Malgré ce titre « racoleur », je n’ai toujours pas eu la chance d’apercevoir l’un des 3 grands carnivores présents dans le pays, je développerai cette « observation indirecte » plus loin. Depuis mon dernier article, j’ai « découvert » (j’y étais déjà passé en août l’an dernier, mais trop rapidement) ce qui est devenu l’un de mes sites préféré en Macédoine : le Parc National de Galicica, situé au Sud-Ouest du pays. J’y ai passé 10 jours et 8 nuits depuis le mois dernier et chaque jour ayant son lot de découvertes, de rencontres et d’observations. J’y accompagnais Paulin, l’ami qui est en stage avec moi, qui travaille sur un inventaire de papillons de jour dans le parc. Nous avons d’ores et déjà observé plus de 70 espèces et c’est pourquoi vous trouverez de nombreuses photos de papillons dans cette sélection d’images.

 

On trouve dans ce Parc de nombreuses espèces endémiques du pays (que l’on ne trouve nulle part ailleurs) telles que la Fritillaire de Macédoine (Fritillaria macedonica) (photo 53) ou le Dorcadion macedonicum (photo 71).

 

Venons-en maintenant à l’Ours… En suivant un Renard (photo 30) qui poursuivait un Lièvre en pleine journée (je n’ai malheureusement pas d’image de cette poursuite), j’ai découvert une mare artificielle, probablement créée pour abreuver le bétail. J’ai repéré sur la membrane étanche 4 traces d’Ours distinctement visible. Le lendemain, peu avant 5 h du matin, je suis repassé au même endroit (à quelques centaines de mètres de la tente) après avoir observé des Chevreuils. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir non pas 4 mais une douzaine d’empreintes, preuve que l’Ours était passé ici, près de la tente, quelques heures avant moi ! Je suis depuis retourné sur le site afin d’installer un piège photographique pour immortaliser le passage des animaux fréquentant ce qui est l’un des seuls point d’eau dans ce secteur. Malheureusement, après les températures caniculaires de ces derniers jours (jusqu’à 36°C), l’eau s’était totalement évaporée et cette mare n’était donc plus utilisée.

 

Un tour en bateau sur le lac Prespa nous a permis d’observer des centaines de Pélicans frisés (le plus rare des 7 espèces de Pélicans, classé vulnérable sur la liste rouge établie par l’UICN*) mais également quelques Pélicans blancs (l'un des plus grands oiseaux du monde qui peut atteindre 3,6 mètres d'envergure pour 11 kilos !). Un individu décolle au milieu de Pélicans frisés sur la photo 64.

 

Un autre site qui me tient à cœur se situe au Nord-Est du pays, non loin de Kratovo. Une route abandonnée permet une bonne accessibilité à des sites sauvages et très peu fréquentés. Nous y allons régulièrement pour observer bons nombres d’espèces comme le Sonneur à ventre jaune (photos 51 & 52), le Bruant mélanocéphale (photos 26, 27 & 42) ou encore La Pie-grièche masquée, un superbe oiseau que nous n’avons pas en France et qui est assez farouche et discret donc pas évident à photographier ! De nombreuses espèces de libellules sont également présentes au bord de la rivière, nous y récoltons de nombreuses exuvies (mue dont se débarrasse la larve qui quitte l'eau pour passer au stade adulte aérien) afin de les identifier.

 

Mon travail sur le Lynx avance, nous avons récemment effectué l'analyse statistique des résultats collectés après avoir identifié chaque individu en fonction de son pelage (voir "Mon travail sur place") et je commence à rédiger mon rapport de stage.

 

* Union Internationale pour la Conservation de la Nature


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