Stage sur les oiseaux alpins en Suisse

Je réalise actuellement, depuis fin mars et jusqu'à fin juillet, mon stage de Master en Écologie avec le département "Conservation Biology" de l'Université de Berne. Les 9 premières images ont été réalisées par la fenêtre de ma chambre (qui est aussi mon bureau), à Sion. J'apprécie aussi de pouvoir travailler en extérieur quand j'en ai le temps et que les conditions météo le permettent. C'est notamment l'occasion de lire des publications scientifiques en rapport avec mon sujet d'étude (image 10). Jusqu'à la mi-mai, le travail de terrain pour les Niverolles n'avait pas commencé. J'étais donc régulièrement amené à renforcer une équipe travaillant sur un autre oiseau alpin, le Merle à plastron (11 & 12). Ils nous arrive d'attraper d'autres oiseaux dans les filets tels que le Grimpereau des bois (13) ou le Bouvreuil pivoine (14). Ils sont dans ce cas relâchés immédiatement.

 

Pour cette mission, une caravane nous permettait de passer la nuit à proximité du site d'étude et d'éviter ainsi des allers-retours trop réguliers. La vue était alors encore plus extraordinaire que depuis l'appartement (15). La neige est particulièrement abondante ici cette année. En témoigne l'image 16 réalisée le 21 mai, avec par endroit plus de 2,5 mètres de neige ! Mais il est temps de vous présenter l'oiseau qui occupe la plupart de mon temps depuis quelques semaines déjà, la Niverolle alpine (17 à 20).

 

C'est un passereau incroyable qui détient le record d'altitude de nidification à près de 5000 mètres ! Mon travail de terrain dans les Alpes suisses (Valais), s'effectue donc habituellement entre 2200 et 2900 mètres d'altitude. Pour mieux connaître cet oiseau encore peu étudié, nous capturons quelques individus grâce à des filets prévus à cet effet. Nous les baguons et les équipons d'un émetteur qui nous permet de retrouver ensuite l'oiseau grâce à une antenne télémétrique. Nous repérons alors les sites où l'oiseau va collecter sa nourriture puis nous allons inventorier tous les invertébrés présents dans un rayon d'un mètre autour du premier point de nourrissage de la Niverolle. Nous comparons ensuite l'abondance et la diversité des invertébrés sur ces sites avec d'autres sites sélectionnés aléatoirement pour mieux comprendre comment la Niverolle choisit ses sites d'alimentation et quels types d'invertébrés elle apprécie particulièrement.

 

Si vous avez des questions à me poser sur cette étude, n'hésitez pas à le faire en commentaire ou grâce à l'onglet Contact

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Didier LEVY (dimanche, 12 juin 2016 20:08)

    Un bien joli cadre de travail et toujours de magnifiques photos que vous nous faite partager depuis plus de 4 ans déjà. Une problématique très intéressante qui apparaît dans le texte d'accompagnmement et qui donne une envie furieuse de se trouver sur le terrain... Après un premier récit de voyage particulièrement fascinant, en Macédoine, voici à nouveau des choses merveilleuses et oh c ombien palpitante. Merci infiniment à vous pour la générosité de tous ces récits et toutes ces images ! DL, PhD